Une micro-ferme née d'une prairie, cultivée sur sol vivant.

À Dongelberg, à côté de l'ancien Moulin des Roches, quelques associés transforment une prairie en jardin nourricier. Ici on ne laboure pas et on ne laisse jamais la terre nue. Millcense est aussi un GASAP : vous vous abonnez à la ferme.

Planches de légumes sur bâche entre deux serres, à la ferme de Dongelberg

Rencontrez vos maraîchers.

Une petite équipe qui sème, plante et récolte à la main, saison après saison.

Deux des maraîchers de la ferme au travail, bêche en main
Anthony Terroir, Maraîcher

Anthony Terroir

Maraîcher
Florian Brigode, Maraîcher

Florian Brigode

Maraîcher
Maxime Warnau, Maraîcher

Maxime Warnau

Maraîcher

D'une prairie à un jardin nourricier.

Un lieu, quelques associés et l'envie de faire pousser autre chose que du rendement.

Le nom vient du lieu. À Dongelberg, à côté de l'ancien Moulin des Roches, il y avait une prairie pâturée par des moutons depuis des décennies. C'est là qu'à l'automne 2025, Anthony, Florian, Maxime et Maximilien se sont associés pour créer Millcense : une micro-ferme maraîchère agroécologique, pensée pour nourrir localement et respecter le sol et le vivant qui l'entoure.

Tout était à faire. On a commencé par imaginer la ferme qu'on voulait, dessiner des plans, dimensionner les infrastructures et les adapter aux contraintes du terrain. Puis le chantier : des tranchées pour enterrer l'irrigation, du fumier à épandre, des jardins préparés avec un travail léger du sol, une cuve pour stocker l'eau, des serres à monter, une cabane et une remise à outils. Plomberie, électricité, terrassement, menuiserie : on a appris sur le tas, en lisant, en demandant conseil, et avec des copains venus donner un coup de main.

  1. 01 Automne 2025 : on s'associe Quatre associés, une prairie pâturée par des moutons, et l'envie d'une micro-ferme maraîchère agroécologique.
  2. 02 Le chantier Plans, irrigation enterrée, cuve d'eau, serres, cabane et remise à outils : on apprend sur le tas, avec les copains.
  3. 03 Mai 2026 : les premières tomates Premières plantations, et ouverture de la saison aux pré-inscriptions.
  4. 04 Été 2026 : les premiers paniers Les premiers paniers partent de la ferme, le matin de la récolte.

Il reste du pain sur la planche : planter les arbres fruitiers, construire le poulailler, installer la champignonnière. L'aventure ne fait que commencer, et on préfère vous la montrer au fur et à mesure : c'est sur nos actualités que ça se passe.

Ce que vous soutenez en prenant un panier, c'est très exactement ça : un sol qu'on construit, une échelle humaine, et des légumes qui n'ont pas voyagé. Vous êtes les bienvenus pour venir voir, c'est encore la meilleure preuve qu'on puisse offrir.

Millcense est un GASAP : vous vous abonnez à la ferme, vous payez d'avance une part de la récolte et vous recevez chaque semaine ce que le champ donne. Comment ça marche.

Un mot très employé, un métier très précis.

Ce que ça change, dans une caisse de légumes : on ne cultive pas des légumes, on cultive un sol.

La permaculture n'est pas une recette ni un label. C'est une manière de concevoir une ferme en regardant d'abord ce qui existe déjà : la pente du terrain, l'eau qui descend du moulin, l'ombre des vieux arbres, les vers de terre. Le travail consiste à installer des cultures dans ce système-là, plutôt que d'aplanir le système pour y faire rentrer des cultures.

Sur le terrain, ça donne quelque chose de très concret : des planches permanentes, jamais retournées, sur lesquelles on repasse saison après saison. On ne circule pas dessus : on marche dans les passe-pieds. Le sol garde donc sa structure, ses galeries, ses champignons, ses racines mortes. Ce qui sort de la planche, ce sont des légumes ; ce qui y rentre, c'est du compost, du fumier composté, des broyats et les résidus de la culture précédente.

Le maraîchage sur sol vivant (MSV) est la branche maraîchère de cette approche. C'est le nom qu'on préfère, parce qu'il dit exactement le travail : nourrir la vie du sol et la laisser faire le reste. Un sol vivant, c'est un sol qui digère. Il transforme la matière organique en nourriture pour les plantes, il stocke l'eau des orages de juillet, il tient debout tout seul en février. Un sol mort, il faut le labourer, le fertiliser, le drainer et le désherber, chaque service qu'il ne rend plus, c'est du carburant et du travail en plus.

Six règles qu'on ne négocie pas.

Elles ne viennent pas d'un manuel : ce sont celles qui ont tenu, saison après saison, sur nos planches.

Jamais de terre nue Une planche sans légume porte un paillage ou un engrais vert. Le sol est couvert été comme hiver : c'est ce qui le garde frais, meuble et vivant.
Aucun labour Des planches permanentes, jamais retournées. On travaille les trois premiers centimètres, pas les trente. La structure du sol reste celle que les vers de terre ont construite.
Nourrir le sol, pas la plante Compost, fumier composté, broyats. On apporte de la matière organique et on laisse la vie du sol la transformer en nourriture, à son rythme.
Anticiper plutôt que corriger Faux-semis, rotations longues, variétés adaptées. La plupart des problèmes se règlent trois semaines avant d'apparaître.
Petit, et bien tenu Un peu moins d'un hectare, tout à la main. La densité et le soin remplacent la surface et la mécanisation.
Du champ à la table en un jour Récolté le matin, distribué l'après-midi, sans chambre froide ni camion. Le circuit court n'est pas un argument : c'est ce qui rend le goût possible.

La meilleure façon de goûter un sol vivant.

Chaque semaine, un panier de légumes de saison récoltés le matin même à Dongelberg, à retirer à la ferme ou près de chez vous.